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    • Parole Plongée : : Benjamin Duboc, Didier Lasserre, Henri Roger

      Parole Plongée


      L’album « Parole Plongée » est sorti sur le label Facing You / IMR,
      en mars 2014.
      Il est
      distribué par Musea, Souffle Continu, les Allumés du jazz,Improjaz,iTUnes

       

      Après avoir entendu une des mes improvisations piano solo sur internet Benjamin Duboc m’a proposé de nous rencontrer.
      Je suis allé l’écouter en concert à jazz@home où il jouait avec Didier Lasserre.
      Nous avons discuté et l’idée d’enregistrer ensemble a pris forme.
      Nous nous sommes retrouvés en juillet 2013 au studio Sextan la Fonderie pour un enregistrement d’improvisations libres.

      Tous les trois très proches dans le studio autour du magnifique Fazioli du studio La Fonderie nous avons joué une musique totalement improvisée sereine et poétique avec un langage rêveur et énergique qui ne se réfère à aucun style, hors du temps.

      L’enregistrement et le mixage ont été faits par Maïkol Seminatore au studio The Border Studio.
      Marwan Danoun a réalisé le mastering au studio Galaxy.
      Ils ont donné à nos improvisations un son ample, chaud et présent
      où toutes les intentions sont mises en valeur de manière très naturelle.
      La photo de la pochette mise en page par Anne Pesce est de Benjamin Duboc.

      Benjamin Duboc

      Didier Lasserre


      "Thé ou café". Vidéo d’Anne Pesce :

      Chronique de Jukka Piiroinen, Valon Kuvia-Blogi, 21 mars 2014.


      Postilaatikkoon tipahti viikolla miellyttävä yllätys. Ranskasta lähetetyssä kuoresta löytyi tyylikkääseen ja pelkistettyyn pahvikoteloon pakattu cd-levy, jonka nimi on “Parole Plongée” (Facing You/IMR, 2014), Googlen kääntämänä “puhe sukellus”.

      Levyllä soittavat pianisti Henri Roger, basisti Benjamin Duboc ja rumpali Didier Lasserre. Kaikki kolme muusikkoa olivat minulle ennalta tuntemattomia. Saatoin siis ryhtyä kuuntelemaan levyä vapaana ennakko-odotuksista.

      Levyn koostuu saatekirjeen mukaan viime heinäkuussa levytysstudiossa yhden päivän aikana improvisoidusta free jazzista. Reilut kymmenen minuuttia kestävä “Sables” kasvaa pitkän bassointron jälkeen tiheämmäksi ja intensiivisemmäksi. Lopussa improvisaatio tavoittelee vapaamuotoista svengiä.

      Vajaat kahdeksan minuutin mittainen “Altermutations” on hiljainen, levollinen ja pysähtynyt tunnelmapala. “Thé ou café ?” on lyhyt ja kiihkeä purskahdus. Levyn päättää noin 16 minuuttia kestävä “Ré-Horizontalisé”, joka tavallaan kokoaa yhteen kolmen ensimmäisen raidan ideoita ; vapaasti hahmottuva groove, staattinen mietiskely, jännitteiden rakentaminen ja purkaminen, muusikoiden keskustelunomainen vuorovaikutus.

      Trion musiikissa on selvästi kyse kommunikaatiosta, mihin ajatukseen levyn nimikin johdattelee. Perinteiselle jazzille ominainen jako solistiin ja komppiin jää koko ajan taka-alalle, kun kolmikko sukeltaa yhteisen keskustelun syövereihin.

      Netti tietää, että kaikki levyn muusikot ovat osa ranskalaisen free jazzin ja vapaan improvisaation kenttää. Heidän yhteistyökumppaneidensa joukosta löytyy jo jollain tavalla tuttuja nimiä, esimerkiksi Barre Phillips, Daniel Erdmann ja Jean-Luc Cappozzo. Trion jäsenten nettisivuilta pääsee myös monien muiden kiinnostavien ranskalaisten muusikoiden ja kokoonpanojen jäljille.

      Chroniques dans CultureJAZZ, avril et juillet 2014

      Depuis la création de son label Facing You, associé ici à IMR, le pianiste Henri Roger se montre particulièrement productif sur le plan discographique. "Parole Plongée" nous immerge dans une conversation improvisée en trio "conventionnel" piano-contrebasse-batterie. La musique, elle, s’envole bien loin des normes et d’un possible ordre établi. Chacun est libre de ses propos sans se perdre dans de longs discours… saurez vous les entendre et mieux, les écouter ?
      Thierry Giard. Avril 2014 CultureJazz


      Benjamin Duboc se joint à Didier Lasserre (batterie) et Henri Roger (piano) pour quatre échanges d’une extrême sensibilité et d’une égale finesse, malgré leur densité et leur côté parfois volontaire. Une grande attention motive les trois partenaires dans ce disque que vous a présenté Thierry Giard dans sa Pile de disques du mois d’avril. Un jeu parfaitement maîtrisé, réfléchi, équilibré, et une musique contemporaine très accessible, qui possède un caractère de jazzité évident, j’appellerais ça une musique intelligente.
      Jean Buzelin.Juillet 2014.

      L’article complet : "C’est ce qu’on peut appeler des communautés d’esprit, mieux : des fraternités" où il est question d’albums avec :
      Daunik Lazro, Joëlle Léandre, Pascal Contet, Jean-Luc Petit
      CultureJazz

      Chronique par Sun Ship. Avril 2014

      (Installation du trio au studio La Fonderie)
      Il y a une tautologie à écrire que les musiques que nous défendons, celles qui ont un corps, une âme et une chair sont des histoires de rencontres. Des histoires de moments, de croisements, de mouvement vers l’autre. 
C’est exactement ce qui vient à l’esprit lorsqu’on écoute Parole Plongée, le nouveau disque que le pianiste Henri Roger bâtit avec les deux inséparables de la base rythmique, le contrebassiste Benjamin Duboc et le batteur Didier Lasserre. Alors quitte à écrire des platitudes, faisons le jusqu’au bout, jusqu’à plus soif : le trio que forme Henri Roger avec ses deux comparses est de ces belles rencontres qui interrogent la forme la plus basique du jazz et des musiques improvisées : le trio piano/basse/batterie. 
Un trio qui s’étend de toutes les formes possibles de ses trois angles, de la ligne la plus droite au pic acéré en passant par le triangle le plus isocèle qu’il soit.
On a pu constater, dans le récent disque de Benjamin Duboc avec quelle flegme intransigeant il se colletait à un standard ; on peut dire la même chose de ce trio. Avec Lasserre, il traduit une puissance apaisée, presque mélancolique que le batteur habille d’un frottement. Tout au long de l’album, on penserait le batteur absent ; il est omniprésent, il densifie, il amplifie, il calme. Parfois aussi, il brise, il sépare, il tranche avec la même volonté de faire avancer le trio avec cohésion.
C’est ainsi que débute l’album avec "Sables" dans lequel on pénètre avec sérénité, entrainé par le calme apparent. Comme les masses mouvantes d’un désert, on perçoit très vite que la douce caresse peut devenir pesante, écrasante parfois quand bien même elle se laisserait porter par le vent. Un vent qui danse sur le clavier d’Henri Roger. 
Un souffle qui se perd dans des labyrinthe de basse qui rend le propos parfaitement sinueux, qui se poursuivra dans une configuration plus dense et plus heurtée.
Heureux Henri ! Sur la collection Facing You du label Instant Music Record, il rencontre toute la fine fleur de la scène improvisée française avec une simplicité et une convivialité qui exsude de l’enregistrement. Ici, plus que dans ses précédents albums, on perçoit une forme de douceur : il n’y a pas d’entrechoc ni de rapport de force. Il s’est mué en complicité et en intimité. On connaissait le lien télépathique qui anime Duboc et Lasserre ; on ne l’imaginait pas avec Roger. Pourtant, à l’écoute de "Thé ou Café ?" où le trio fait montre d’une ligne égalitaire aussi directe qu’elle est mouvementée, elle saute au visage.
 Dans ce disque court, les trois musiciens modifient sans cesse leur position dans l’échange pour faire évoluer la topographie de leur trio. Sans limites définies, ils pourraient s’égarer mais ils restent groupés et solidaires. 
Dans cette mutation continuelle, ils épousent différents langages, différentes interprétations, comme on éclaire une forme de divers angles antagonistes pour que des ombres différentes se forment, jusque dans ce "Ré-Horizontalisé" qui reprend la lente progression du début avec une langueur chaleureuse. 
Un magnifique propos kaléidoscopique sur l’art du trio.
      Sun Ship

      Chronique dans Sound of Music (Suède) par Joacim Nyberg. Avril (...)

      Parole Plongée, slutligen, är en lågintensiv piano-trio med en viss ECM-touch ; det är luftigt, fritt men melodiskt, aldrig vräkigt, aldrig fult. Inte ens när trion krämar på lite grann. Det är städat och snällt men ändå med en viss uppnosighet. Henri Roger är lite spännande, han verkar ha hängt med sedan mitten på 70-talet och ägnat sig åt mer elektroniska aktiviteter, mycket synt och gitarr. Här fokuserar han dock på det akustiska pianot och han gör det med bravur. Hela instrumentet utnyttjas, och det är mycket vackert när han spelar på pianots riktigt låga register. Mäktigt. Roger är inspirerad av Keith Jarrett vilket inte känns helt oväntat, den melodiska kärnan finns hos båda. Duboc är som vanligt jättebra, han spelar lugnt och fint och ger lyssnaren en trygg känsla, han är en sådan basist som håller ihop musiken, ger den stabilitet. Till och med när han spelar solo känns det som att han arbetar för formen, riktningen och stabiliteten snarare än att visa upp sig. Didier Lasserre, känd från trion Snus där även svensksönerna Joel Grip och Niklas Barnö ingår, är både mjuk och kantig på samma gång. Han kan smeka för att i nästa stund slå till. Hans cymbalspel är spännande och hans sound är genomarbetat och väldigt bra. Trion låter fint tillsammans och man får nog ändå säga att det, något enstaka stökigt spår till trots, genomgående är något slags ballad-känsla i musiken. Parole Plongée är lugn och behärskad, med eftertanke. Trots detta spelar trion en musik som hela tiden går framåt, utan att tveka och tappa fart. Denna typ av drivande ballad kan vara ganska intressant och de tre herrarna klarar av att hålla intensiteten uppe och musiken är ganska intressant från start till slut.
      Sound of Music


      Parole Plongée, est un trio avec une touche ECM particulière ; il est aéré, libre mais mélodique, jamais flashy, jamais laid.Henri Roger est un peu excitant, il semble avoir été présent depuis le milieu des années 70 et se livrait à des activités plus électroniques, beaucoup de synthé et de la guitare. Ici, il se concentre cependant sur ​​le piano acoustique, et il le fait avec brio . L’instrument est entièrement exploité, et c’est très beau quand il joue au piano sur très bas registre. Impressionnant. Duboc est, comme d’habitude, grand, il joue doux et lent et donne à l’auditeur un sentiment de sécurité, c’est un bassiste qui tient ensemble la musique, qui lui donne la stabilité. Même quand il joue en solo, on sent qu’il travaille pour la forme, la direction et la stabilité. Didier Lasserre, connu avec le trio Snuff, avec les suédois Joel Grip et Niklas BARNO, est à la fois doux et nerveux à la fois. Son jeu de cymbale est passionnant et son son a été étudié à fond et très bon. Parole Plongée est calme et contrôlé, avec réflexion. Le trio joue une musique qui est constamment en mouvement vers l’avant, sans hésitation et sans perdre l’élan. Les trois hommes parviennent à garder l’intensité et la musique est très intéressante du début à la fin.

      Chronique dans JazzMan-Jazzmagazine par Stéphane Ollivier. Avril (...)

      "Parole Plongée" nous projette dans une musique de la relation pure. Une contrebasse vagabonde et déambulatoire ; une batterie pointilliste et vibratile ; un piano volontiers allusif jouant le plus souvent dans le registre grave en phrases brèves éruptives et élégantes. Cette musique totalement improvisée, composée principalement de ballades oniriques et abstraites, passant d’atmosphères éthérées tout en suspension à d’intenses conglomérats de couleurs et de matières, évoque dans ses meilleurs moments les grands trio sixties de Paul Bley.
      Stéphane Ollivier.

      Chronique de MaîtreChronique. avril 2014

      Vous ne trouverez pas ce disque par hasard… Inutile de vous bercer d’illusions, nous ne sommes pas arrivés au jour où l’album d’un trio tel que celui composé par Benjamin Duboc (contrebasse), Didier Lasserre (batterie) et Henri Roger (piano) sera affiché en bonne position dans les vitrines des disquaires. D’abord parce qu’il n’y a quasiment plus de disquaires et ensuite parce que je doute fort que ces derniers possèdent dans leurs stocks le moindre exemplaire de Parole Plongée, une suite amniotique improvisée en quatre mouvements, enregistrée par les trois musiciens à l’automne dernier sur le label Facing You / IMR.

      Un mot sur Henri Roger, parce qu’il me semble bien vous avoir déjà parlé de ce musicien électron libre – qui se qualifie lui-même de dessinateur mélodique - il y a quelque temps. Dans une note datée du 10 juin 2013 intitulée When Henri Roger doesn’t sleep, j’évoquais à ma façon circonlocutive quelques unes de ses dernières productions : Exsurgences, When Bib Bip Sleeps ou son beau duo avec Bruno Tocanne, Remedios La Belle. Henri Roger, ce n’est pas seulement un pianiste inventif et libertaire, c’est aussi un musicien à la culture étourdissante, avec qui vous pouvez aisément parler – au détour d’une proposition d’écoute sur laquelle il rebondira avec bonheur - de rock, de rock progressif, de musique contemporaine, de toutes les facettes du jazz et de bien d’autres couleurs d’un art qu’il connaît sur le bout des doigts ; ce qui semble logique, finalement, pour un musicien. Qui parmi vous se souvient que ce passionné de John Coltrane, Keith Jarrett, John McLaughlin ou Frank Zappa a travaillé avec des artistes comme Mama Béa et Catherine Ribeiro ? Henri Roger, c’est aussi quelqu’un qui sait qu’au matin de la publication d’un de ses disques, il peut - sans prendre le moindre risque et sans même me consulter - m’en faire parvenir un exemplaire que je lui paierai par retour du courrier. C’est comme ça, j’ai une certaine conception de la fidélité, en amitié comme en musique…

      Revenons maintenant à Parole Plongée. L’histoire de cet enregistrement mérite d’être racontée en quelques lignes, tant elle paraît révéler les circuits que les musiciens doivent emprunter aujourd’hui pour faire vivre leur art et ouvrir ensemble de nouvelles portes sur leur avenir. Un beau jour, Benjamin Duboc a entendu les improvisations d’Henri Roger sur internet et a souhaité le rencontrer. Le pianiste est donc est allé écouter le contrebassiste qui jouait avec Didier Lasserre. Une discussion plus tard, tous trois ont décidé d’enregistrer ensemble et se sont retrouvés au mois de juillet 2013 pour une série d’improvisations au Border Studio de Bagnolet. Un disque naissait…

      Parole Plongée porte finalement bien son nom : car si paradoxalement on n’y entend aucun mot, on devine les idées partagées par le trio que ce beau disque nous offre sous la forme d’une lente immersion. A la fois celle des musiciens, qu’on sent très proches physiquement les uns des autres, leurs regards se croisant en permanence, cherchant le point de rencontre à partir duquel leurs imaginaires poétiques vont s’additionner et engager une conversation improvisée qui pourrait n’avoir jamais de fin. Parce qu’une telle histoire n’est jamais finie, elle se renouvelle d’elle-même, elle n’est rien d’autre que l’histoire de la vie. Il n’est pas question ici de bavardage, mais de bien de Parole, avec une majuscule, et dans toute la noblesse du mot. Car la parole est avant tout un acte. Les instruments font l’objet d’une captation méticuleuse (coup de chapeau à Maïkol Seminatore et Marwan Danoun), au plus près - j’insiste sur cette qualité parce qu’à l’heure des formats compressés et des choses sonores qu’on impose aux autres avec un sourire crétin dans les transports en commun, tous smartphones dehors, et que d’aucuns, souvent les mêmes d’ailleurs, n’hésitent pas à ranger dans la catégorie des musiques, un tel soin relève, du point de vue (ou plutôt du point d’ouïe) de ces oreilles à jamais engourdies soit de la vanité, soit comme le respect de l’orthographe d’une exigence bourgeoise, soit encore du gaspillage de temps… - parce qu’il s’agit aussi de nous permettre d’accéder, à nous les modestes récepteurs, aux profondeurs d’un voyage de l’intime, nimbé de son mystère et de sa nécessaire part d’infini. Ecoutez le grain délicat du frottement des balais de Didier Lasserre, par exemple sur « Sables » ou « Altermutations : ils sont comme des chuchotements (des confidences ?) au creux de notre oreille, ils paraissent danser avec malice autour de la contrebasse de Benjamin Duboc, droite comme un i, fière de sa prestance, mais jamais menaçante, bien au contraire. Elle veille, chantant ça ou là de son archet pour devenir trait d’union… Le piano d’Henri Roger quant à lui, bien qu’habité de la curiosité et de la vivacité qu’on lui connaît, est somme toute économe de ses notes, pas loin de l’épure : il les délivre avec retenue, comme s’il fallait les souffler avec parcimonie pour ne pas être privé d’un oxygène qui pourrait vite se raréfier. Parole Plongée déroule trois mouvements longs et majestueux, zébrés une seule fois par les urgences d’un quatrième étrangement appelé « Thé ou café » où tout se semble se précipiter : si le titre n’était pas aussi figuratif (mais allez savoir s’il signifie vraiment ce qu’il énonce), on imaginerait volontiers que des plongeurs, au cours de leur longue descente, ont affolé un banc de poissons multicolores et suivent au plus près leurs parcours agités. Mais il ne s’agit là que d’une courte escapade d’à peine plus de trois minutes et la dernière longue étape (les seize minutes de « Ré-Horizontalisé ») nous ramène en douceur à la surface des émotions. Le disque est assez bref (un peu moins de quarante minutes), ce qui pas un seul instant ne suscite la moindre frustration : à peine prend-il fin qu’on se rend compte qu’une main bienveillante a de nouveau mis en route la platine, pour une nouvelle plongée presque en apnée.

      Certains diront que Parole Plongée est un disque exigeant : ils ont bien raison ! Jamais le trio ne se laisse aller ni à l’indolence ni à l’exhibition démonstrative ; avec discrétion, il prend le temps de chercher, il invente et finit toujours par trouver les espaces secrets à travers lesquels les instruments peuvent s’insinuer et dessiner, petit à petit, leur mélodie si personnelle. Tout le charme de ce disque intelligent est là, dans sa volonté de nous emporter avec lui dans les profondeurs d’un imaginaire où il est décidément très bon de se perdre.
      MaîtreChronique

      Chronique de Monsieur Délire. Avril 2014.

      Une session studio de jazz improvisé entre le contrebassiste Benjamin Duboc (qui publiait récemment un très bon solo chez Improvising Beings), le batteur Didier Lasserre et le pianiste Henri Roger. Techniques surtout conventionnelles dans des improvisations ancrées dans le jazz, bien qu’elles ne soient pas toujours rythmées ou mélodiques. Belles ambiances, beau jeu de la part des trois musiciens, mais ça manque un peu de mordant à mon goût.
      Monsieur Délire

      Chronique de l’album "Parole Plongée " All About Jazz, Eyal Hareuveni. Juin (...)

      "Parole Plongée" Duboc contacted pianist-guitarist Henri Roger after listening to one of his solo piano improvisations and suggested a meeting with him and Lasserre. The three met in the studio in July 2013 for a recording of four free improvised pieces.

      The atmosphere throughout the four spontaneous pieces is serene and inclusive, and not bound by any genre, style or convention. The interplay morphs organically between dreamy, minimalist segments to tight and energetic bursts, always maintaining the highly collaborative communication. Roger fits naturally within the telepathic-poetic interplay of Duboc and Lasserre, in its reserved form in the first two pieces, "Sables" and "Altermutations" or in its intense, muscular one in the short "Thé ou Café ?."

      The last piece, the 16-minutes "Ré-Horizontalisé," enable the trio to play with its lyrical, reserved language on a broader canvas, with more room for solo parts. The trio opts again for minimal, patient articulation of the open-ended outline of this improvisation, offering each soloist to charge the ethereal atmosphere with personal, suggestive colors and captivating moods.Eyal Hareuveni

      Chronique Le Son du Grisli. Juin 2014

      Le temps d’un 33 tours, Benjamin Duboc (contrebasse), Didier Lasserre (cymbale et caisse claire) et Henri Roger (piano) ravivent le free jazz de quelques impulsions perdues (Thé ou café ?). Souvent (Sables, Ré-horizontalité), irriguent une matière noire et anxiogène d’un questionnement profond. N’échappent pas toujours à de vains coloriages. Explorent d’improbables diverticules. Mais toujours travaillent les espaces, l’attente, la vibration. Sensible sentier donc. Luc Bouquet

      Chronique de Marc Jessiteil dans JazzColours juin 2014

      Ci sono musicisti che frequentano più o meno gli stessi compagni, sia sul palco che sui progetti di- scografici. Certi altri che invece preferiscono in- contrare e confrontarsi con colleghi ogni volta differenti. Il che li stimola di più e permette loro di esprimere una musica sempre diversa : il sale dell’improvvisazione tout-court. È questo il caso di Henri Roger, pianista attivo sul versante delle musiques actuelles che per “Parole Plongée” si affianca ad una delle ritmiche più affiatate della
      scena improvvisativa francese, quella formata dal batterista Didier Lasserre e dal contrabbas- sista Benjamin Duboc, cui, pare, si deve l’inizia- tiva di questa sessione. Coinvolti separatamente in vari progetti, Duboc e Lasserre suonano in trio con il pianista Jobic Le Masson (Free Unfold Trio) o i sassofonisti Daunik Lazro e Abdelhaï Bennani. Vari album alle spalle — l’interessante “Reme- dios La Belle” con Bruno Tocanne, il più speri- mentale “When Bip Bip Sleeps”, e svariate uscite
      solitarie, ultima, in ordine cronologico, il poe- tico “Exsurgences” — qui Roger con loro si mi- sura in triangolazioni estemporanee, condividendo con i due sodali la paternità di un lavoro molto intenso. Quattro brani tutti frutto d’improvvisazione libera, non legata ad alcuno stile particolare, capaci di generare una musica ora emotivamente travolgente come in Sables, ora sognante come in Altermutations, dove ma- gnifica è l’intesa fra il piano di Roger e il con- trabbasso di Duboc. Quasi una sfida percussiva, ma comunque molto sobria, Thé ou Café ?, con — ça va sans dire — maggiore presenza della bat-
      teria di Lasserre, quindi Ré-Horizontalisé, movi- mentata dalle folate di Lasserre, ora calde e leg- gere, ora più fitte e insistenti, ora più sonore e spesse, che non sono solo coloriture alla musica quanto piuttosto la vera cornice entro cui si “im- mergono” le “parole” riflessive e soppesate scambiate da piano e contrabbasso. L’ottimo ri- sultato raggiunto dal trio Duboc-Lasserre-Roger impone a questo punto all’inedito terzetto di in- terrogarsi sull’opportunità di continuare la col- laborazione a tre o lasciarsi alle spalle quest’esperienza, magari per riprendere il di- scorso fra un paio di anni. JazzColours

      Chronique dans Jazz à Paris septembre 2014

      Un long et beau solo de basse, une forme de chant en forme d’hommage à des figures de la basse moderne (mes oreilles veulent reconnaître Charlie Haden, Scott La Faro …). Quelques gouttes acides éparses au piano. Puis tardivement, insensiblement la batterie. Un trio piano, basse, batterie aux accents d’un free sans complexe, tout d’expressivité sombre. Quelques moments élégiaques avant un ostinato très discret à la basse, puis le silence : "Sables".
      Retour aux accents élégiaques avec un duo intimiste basse-piano, un moment suspendu : "Altermutations"
      "Thé ou café ?" : une plage tonique, furieuse, assez brève qui s’achève sur une ponctuation à la basse, apaisée.
      "Ré-Horizontalisé" : ici encore, la concision des touches, des pincements, des frappes qui exacerbe les tensions, qui installe une sensibilité aiguisée, grave. Des notes qui se raréfient pour cet alcool qui distille goutte. Une entente affûtée de la basse, qui joue un rôle central, et les touches éparses du piano. Ca et là, des frappes aux cymbales, discrètes, placées exactement.Vers la 10 ieme minute, le piano se fait un peu plus disert, plus acide, avant de retrouver les graves, une tension plus palpable. Une batterie qui gronde. Puis un ostinato à la basse qui conduit au terme de cette belle séquence.
      Une formule piano-basse-batterie qui a déjà connu deux autres illustrations majeures avec Benjamin Duboc, très différentes les unes des autres : "Free Unfold trio" (toujours avec Didier Lasserre mais avec Jobic le Masson ; un prochain CD ?), et "En Corps" (avec Edward Perraud et Eve Risser). Ici, ce trio nous offre un free renouvelé, une tension entre un passé fastueux (forcément fastueux), et des subtilités d’aujourd’hui. Une superbe écoute d’Henri Roger qui trouve exactement les notes, les équilibres, les fragrances, les fêlures de l’âme. Une musique économe et précise, un peu à l’image du jeu de Didier Lasserre. Et un grand Benjamin Duboc qui nous rappelle qu’il ne se laissera jamais enfermer dans une esthétique, fût-elle excitante au possible.
      A ne pas laisser passer.
      dolphy00, Jazz à Paris

      Chronique dans Jazzword par Ken Waxman, octobre 2014

      Playing an accepted lead instrument, Monaco-based pianist Henri Roger assembles a tripartite trio session on Parole Plongée. Self-taught and someone who has matched wits with accomplished improvisers such as bassist Barre Phillips and drummer Bruno Tocanne, Roger overcomes any restrictive rhythm section tendencies that could be exhibited by bassist Benjamin Duboc and drummer Didier Lasserre. A long-time rhythm duo, Duboc and Lasserre have backed sound explores like baritone saxophonist Daunik Lazro in the past.
      With Duboc’s thick strumming as supple as it is stentorian, ringing staccato lines from the pianist are needed to wrench the impetus from the bassist on “Sables” following a Scott LaFaro-like thematic impetus. Yet Roger, who agreed to do this session after being contacted by the bassist who heard a solo piano invention on the internet, acquits himself with little strain. Almost immediately on this track, Roger outlines a parallel narrative which speedily locks in with Duboc’s theme upping the tension, while intensifying the swing. Tellingly it’s Roger’s soundboard rumble which creates the resounding climax. “Altermutations” verifies that the pianist can maintain this directness in balladic form. He contributes to this tremolo romp by melding passing chords, backed by Lesserre’s sizzle cymbals.
      Overall, though, the key track is the expansive “Ré-Horizontalisé”, which would make some figure this trio formation followed years of interaction. Balanced in each aspect, Roger’s modulation between impressionistic and impactful voicing connects easily with the others’ strategies, As Lasserre’s cymbal resonate, and Duboc displays tough string stops, Roger sparks the performance with excursions into the treble clef, quoting “Surrey with a Fringe on Top” for a split-second. Heartily appending contemporary Bop to the bassist and drummer’s more overt avant-gardisms, the three eventually create a showcase that’s powerfully unique without being frighteningly obtuse.
      Roger, Duboc and Lasserre have serendipitously come up with a notable addition to the Jazz piano trio literature.
      Ken Waxman JazzWorld

      The Free Jazz Collective. Dan Sorrells. Janvier 2015


      It’s always interesting to see how a rhythm section adjusts to different playing partners. Last year, bassist Benjamin Duboc and drummer Didier Lasserre reprised their trio with Daunik Lazro on Sens Radiants. Here, Lazro’s inimitable sax is swapped out with Henri Roger’s touch on the ivories. Of course, in a modern piano trio the “rhythm section” often gleams in unorthodox hues, so perhaps we should just say that it’s always a pleasure to hear familiar minds and hands sparring with exciting, unfamiliar ones. Duboc contacted Roger after hearing some of his improvisations online, and, after catching a duo show of Duboc and Lasserre, Roger teamed up with them for the recording that would become Parole Plongée.

      The sound of the group is not unlike Duboc and Lasserre’s trio with pianist Jobic Le Masson (Free Unfold Trio), though less brooding and a bit more caffeinated. Parole Plongée starts off with a beautiful solo by Duboc, which drifts along lyrically as Roger and Lasserre gradually throw in support. As the pace quickens, a strong energy percolates just below the surface, signaling not tension, but enthusiasm. As “Sables” progresses, a call-and-response develops between Roger and Duboc, a playful dispute negotiated through Lasserre’s thrumming mediation.

      “Altermutations” is built out of stacks of piano notes—sustain pedal firmly planted—creating a rippling pool of sound, over which Lasserre’s cymbals rustle in the wind. Roger has a thoughtful approach—a light touch, well articulated. He’s interested in harmony, and often lets chords hang in the air for a moment, savoring the decay and soaking in how his compatriots choose to respond. In some ways, the track reminds me of the cool, Nordic aura of a lot of Bobo Stenson’s trio work, Christensen and Motian lurking in Lasserre’s brushwork.

      Parole Plongée is nice in that it strikes an attractive balance between the carefully selected and arranged sounds typical of lowercase improvisation and the more fast-paced virtuosity of free jazz. “Thé Ou Café ?” is a loud little sprint—it’s the most animated of the bunch (clearly they picked the second option), lasting less than 4 minutes and prefacing the long, introspective “Ré-Horizontalisé.” Things briefly boil over as they reach a crescendo in the final minutes, Roger heaving clusters of deep notes into the foray.

      In all, a satisfying little album, for sure.
      It’s always interesting to see how a rhythm section adjusts to different playing partners. Last year, bassist Benjamin Duboc and drummer Didier Lasserre reprised their trio with Daunik Lazro on Sens Radiants. Here, Lazro’s inimitable sax is swapped out with Henri Roger’s touch on the ivories. Of course, in a modern piano trio the “rhythm section” often gleams in unorthodox hues, so perhaps we should just say that it’s always a pleasure to hear familiar minds and hands sparring with exciting, unfamiliar ones. Duboc contacted Roger after hearing some of his improvisations online, and, after catching a duo show of Duboc and Lasserre, Roger teamed up with them for the recording that would become Parole Plongée.

      The sound of the group is not unlike Duboc and Lasserre’s trio with pianist Jobic Le Masson (Free Unfold Trio), though less brooding and a bit more caffeinated. Parole Plongée starts off with a beautiful solo by Duboc, which drifts along lyrically as Roger and Lasserre gradually throw in support. As the pace quickens, a strong energy percolates just below the surface, signaling not tension, but enthusiasm. As “Sables” progresses, a call-and-response develops between Roger and Duboc, a playful dispute negotiated through Lasserre’s thrumming mediation.

      “Altermutations” is built out of stacks of piano notes—sustain pedal firmly planted—creating a rippling pool of sound, over which Lasserre’s cymbals rustle in the wind. Roger has a thoughtful approach—a light touch, well articulated. He’s interested in harmony, and often lets chords hang in the air for a moment, savoring the decay and soaking in how his compatriots choose to respond. In some ways, the track reminds me of the cool, Nordic aura of a lot of Bobo Stenson’s trio work, Christensen and Motian lurking in Lasserre’s brushwork.

      Parole Plongée is nice in that it strikes an attractive balance between the carefully selected and arranged sounds typical of lowercase improvisation and the more fast-paced virtuosity of free jazz. “Thé Ou Café ?” is a loud little sprint—it’s the most animated of the bunch (clearly they picked the second option), lasting less than 4 minutes and prefacing the long, introspective “Ré-Horizontalisé.” Things briefly boil over as they reach a crescendo in the final minutes, Roger heaving clusters of deep notes into the foray.

      In all, a satisfying little album, for sure.
      It’s always interesting to see how a rhythm section adjusts to different playing partners. Last year, bassist Benjamin Duboc and drummer Didier Lasserre reprised their trio with Daunik Lazro on Sens Radiants. Here, Lazro’s inimitable sax is swapped out with Henri Roger’s touch on the ivories. Of course, in a modern piano trio the “rhythm section” often gleams in unorthodox hues, so perhaps we should just say that it’s always a pleasure to hear familiar minds and hands sparring with exciting, unfamiliar ones. Duboc contacted Roger after hearing some of his improvisations online, and, after catching a duo show of Duboc and Lasserre, Roger teamed up with them for the recording that would become Parole Plongée.

      The sound of the group is not unlike Duboc and Lasserre’s trio with pianist Jobic Le Masson (Free Unfold Trio), though less brooding and a bit more caffeinated. Parole Plongée starts off with a beautiful solo by Duboc, which drifts along lyrically as Roger and Lasserre gradually throw in support. As the pace quickens, a strong energy percolates just below the surface, signaling not tension, but enthusiasm. As “Sables” progresses, a call-and-response develops between Roger and Duboc, a playful dispute negotiated through Lasserre’s thrumming mediation.

      “Altermutations” is built out of stacks of piano notes—sustain pedal firmly planted—creating a rippling pool of sound, over which Lasserre’s cymbals rustle in the wind. Roger has a thoughtful approach—a light touch, well articulated. He’s interested in harmony, and often lets chords hang in the air for a moment, savoring the decay and soaking in how his compatriots choose to respond. In some ways, the track reminds me of the cool, Nordic aura of a lot of Bobo Stenson’s trio work, Christensen and Motian lurking in Lasserre’s brushwork.

      Parole Plongée is nice in that it strikes an attractive balance between the carefully selected and arranged sounds typical of lowercase improvisation and the more fast-paced virtuosity of free jazz. “Thé Ou Café ?” is a loud little sprint—it’s the most animated of the bunch (clearly they picked the second option), lasting less than 4 minutes and prefacing the long, introspective “Ré-Horizontalisé.” Things briefly boil over as they reach a crescendo in the final minutes, Roger heaving clusters of deep notes into the foray.

      In all, a satisfying little album, for sure.
      Dan Sorrells
      Freejazz Collective.

      Mozaïc Jazz. Olivier Acosta, juillet 2015

      Difficile d’évaluer l’impact d’un nom d’album ou d’un titre de morceau sur notre perception de la musique. Nécessairement cela oriente notre imaginaire, influe sur notre analyse. On voit des rapprochements, on se sent érudit de trouver autant de passerelles entre les notes et les mots. Parfois à tort, parfois de traviole. Mais une fois encore j’enfonce une porte ouverte, pour le plaisir de garder l’épaule en avant, pour ne pas perdre mon élan…

      Parole plongée. La conversation, les fonds marins. Le titre du premier morceau, « Sables », m’encourage à y croire, tout comme le jeu du trio, très axé sur l’échange, la phrase. Alors c’est parti, va pour la discussion qui nous emmène loin, va pour une immersion dans un univers poétique où chacun participe à la création du décor, souvent par le détail. Après tout la ballade subaquatique serait moins belle sans petites bulles et reflets discrets. Henri Roger est dans son élément. Ces derniers temps, il a à plusieurs reprises fait allusion à l’eau, notamment dans ses propositions en solo (Exsurgences, Sunbathing Underwater…). Flottements et jaillissements, évolution lente prenant en compte la hauteur, jaysers, progressions silencieuses, tumultes. Comme tout liquide, le jeu du pianiste tient compte des obstacles. En les contournant il les épouse. Et se coule dans les silences préservés par Benjamin Duboc et Didier Lasserre, économes et soigneux.

      Le liquide n’est pas seulement translucide. Il y a « Thé ou café ? », un morceau dense et nerveux où le jeu se durcit un peu. Mais sur la grande majorité du disque, c’est une musique apaisée et organique qui nous est offerte. La contrebasse est jouée aux doigts, les mains du pianiste restent sur le clavier, le set de batterie est comme d’usage très restreint, et exploité avec goût et sensibilité. Tout est fait pour rester centré sur l’échange, pour que ce soit simple. D’où ce sentiment d’évidence, de clarté. On ne cherche pas ici la distorsion du son, les phénomènes d’ondes croisées. Sous l’eau, la lumière et les sons cheminent doucement. Entre les musiciens, l’échange est constant, et si tous trois concourent à part égale à la beauté de l’ensemble, il apparaît que l’organisation naturelle de leur improvisation veuille que la contrebasse prenne en charge la dimension mélodique (en plus du support qui lui incombe), que le piano s’épanouisse dans la créations de couleurs et que la caisse claire et les cymbales apportent, le cas échéant, tension ou apaisement.

      La musique de ce disque « à taille humaine » est aussi sensuelle qu’aventureuse. S’y plonger est un délice.

      Olivier Acosta Mozaïc Jazz Juillet 2015

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    • No Meat Inside : François Cotinaud, Barre Phillips, Henri Roger, Emmanuelle Somer
    • When Bip Bip Sleeps : The SéRieuse Improvised Cartoon Music Quartet. Eric-Maria Couturier, Emilie Lesbros, Henri Roger, Bruno Tocanne
    • Exsurgences : Henri Roger piano solo
    • Remedios la belle : Henri Roger et Bruno Tocanne
    • Imprudenses : Henri Roger piano solo
    • Hyperkinezik : Henri Roger piano solo
    • Acouphenia : Henri Roger. Electro Improvisations
    • In Ze Tower : Henri Roger Home Studio
    • Telepatik Jam : Henri Roger Home Studio
    • Energies Douces. Rythmigration : Henri Roger. Piano Solo
    • Images : Henri Roger. Pôle Records.
    • Jazz Rust : Pouaz"rlk
    • Une journée anonyme : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Le son d’une seule main : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Musique écrite et improvisée du début du XXIè siècle du moyen pays niçois : Compagnie So What
    • Muses et modèles, no dogme : Compagnie so what
    • L’amour aux nus : Duo piano voix avec Catherine Ribeiro
    • Manipulsations : avec Paul Rogers, Jean Louis Méchali
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  • BIOGRAPHIE. ENTRETIENS. TEXTES :
  • STREAMING Et DOWNLOADS : : Une sélection de musiques des albums parus sur Facing You / IMR, le Petit Label, Believe.
  • DOCUMENTS PHOTOS :
  • DOCUMENTS VIDÉOS DVD "Exsurgences" :
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