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    • Remedios la belle : Henri Roger et Bruno Tocanne

      Remedios la belle

      Aussi foisonnant, coloré et aventureux que le chef d’œuvre auquel il se réfère, chaque titre/chapitre de cet album peut effectivement s’envisager sous l’angle narratif, car la musique s’y prête totalement, alternant duos et solos trépidants ou contemplatifs totalement inspirés.

      Musicien de très haut niveau, Henri Roger est un pianiste doté d’une technique impressionnante au service d’une musicalité qui semble inépuisable. Plutôt volubiles dans les duos piano/ batterie, les improvisations se font plus atmosphériques lorsque la guitare entre en jeu, autre facette du talent d’un musicien décidément exceptionnel. En totale harmonie avec Bruno Tocanne, au jeu de batterie plus fin, mélodique et ciselé que jamais, ces soixante minutes de duo pour cent ans de solitude sont une pure merveille.

      Disponible sur www.petitlabel.com
      iTunes


      Ecouter l’album :

      Remedios la belle


      Bruno Tocanne


      Né en 1955 à Paris,
      Bruno Tocanne,
      après quelques groupes de pop-rock au début des années 80 avec, entre autres, Laurent Cugny ou Didier Thibault (Moving), se tourne vers le jazz et les musiques improvisées après avoir participé au Workshop de Steve Lacy et se produit alors avec Serge Lazarevitch, Jean-Philippe Viret, Michel Bénita, Manuel Villaroel… Se produit ensuite en tournée en Europe et au Canada avec L’OS Montréal en compagnie de Michel Saulnier, Jean Vanasse et François Richard.

      Au tournant des années 90
      Bruno Tocanne se produit et enregistre avec le 4tet "Hors Série" (Michael Saulnier, Sophia Domancich, Philippe Sellam), avec le trio Sophia Domancich (album "Funerals") en compagnie de Paul Rogers, et avec son "Bruno Tocanne Réunion". Cette formation se poursuivra sur scène avec Laurent Dehors, Paul Rogers, Daniel Casimir, Malo Vallois, Patrick Fradet… A cette même période Bruno se produit en trio avec Hugh Hooper (Soft Machine), en duo avec Pierre Tiboum Guignon, en 4tet avec Anne Ducros. Fonde le collectif Polysons à la fin des années 90 avec Serge Adam et Jean-Rémy Guédon et se produit avec Antoine Hervé, Renaud Garcia-Fons, Pierre Olivier Govin..


      2000 /2012
      Fonde le réseau imuZZic, collectif de musiciens, à la suite d’une résidence Agapes à l’Élysée - Lyon de 1998 à 2000 à laquelle seront invités Louis Sclavis, Emmanuel Bex, Régis Huby, Alain Blesing ou Lucia Recio…
      En plus des formations issues de ce collectif, participe à un projet sur Léo Ferré avec Marcel Kanche et le I.Overdrive trio (2011), à de nombreuses créations vidéo-musicales, dont "Round about 68" avec Hasse Poulsen (2008), "Les bergers fous de la rébellion" avec John Greaves… Se produit et/ou a enregistré en 2010 avec le Bruno Tocanne "4 new dreams !" en compagnie de Michael Bates (NY), Samuel Blaser (CH) et Rémi Gaudillat ( + tournée Asie du Sud Est), en 5tet (Nachoff - Tocanne Project "5 new dream" 2008) et 8tet ("Collective new dreams" - 2011) en compagnie de Quinsin Nachoff (NY), le trio "new dreams nOw !", le big band le Libre Ensemble (album 2011), le trio Résistances (3 albums), le I.Overdrive trio (1 album et des tournées en Russie, Slovénie, Portugal)…, le duo Tocanne - Delaunay (tournées Japon, Pologne, Ukraine), en duo avec Denis Badault ou avec Jean-Paul Hervé… A également joué occasionnellement avec Russ Johnson (NY), Dave Burell (USA), Itaru Oki, Vladimir Volkov (Russie), Francesco Bearzatti (Italie), Yuri Kusnetsov (Ukrraine)…

      Bruno Tocanne est également actif dans les domaines de la formation et de la pédagogie et s’est investi dans de nombreuses structures travaillant sur les problématiques de la diffusion, de la création et de la formation, en particulier dans le domaine du jazz et des musiques improvisées (UMJ / Union des Musiciens de Jazz, Adami, Jazz(s) RA…)

      Jazz Magazine-Jazzman

      Un objet rare que ce disque publié à cent exemplaires sous pochette cartonnée et
      sérigraphiée, dialogue entre le batteur rhône-alpin Bruno Tocanne et le pianiste
      guitariste méridional Henri Roger.

      Du premier, on connaît l’énergie multiforme et le sens du collectif
      (voir la chronique de son "4 New Dreams" dans notre n° 621).
      Le second s’est fait entendre aux côtés de Paul Rogers, Jean-Louis Méchali ou
      Barre Philipps, ou encore avec la chanteuse Catherine Ribeiro.
      l’un de ses solos, "Imprudenses", est publié sur le label digital Believe.

      Chacun des titres, à commencer par la pièce éponyme, renvoie à l’arbre généalogique labyrinthique de "Cent ans de solitude", de Gabriel Garcia Marquez,
      comme une volonté de trouver un équivalent sonore à la continuité dans la fuite du temps, ou au mélange de magie et de réalisme qui imprègnent l’oeuvre littéraire.
      Très finement enregistrée, faisant la part belle au silence et à la résonance qui
      creusent un espace essentiel entre les duettistes, la musique peut aussi se goûter
      pour elle-même, hors de toute dimension descriptive.
      Sollicités dans leurs registres et leurs fonctions les plus étendus, guitare et piano
      alternent pour étendre la palette des couleurs et des qualités d’énergies
      (puissante chez "Aureliano Segundo", contenue et mystérieuse chez "Ursula").

      Ainsi défile une galerie de personnages complexes, singuliers et attachants, qui pourraient bien nous conduire insensiblement vers la (re)lecture du chef d’oeuvre.
      Vincent Cotro.

      Citizen Jazz

      par Denis Desassis // Publié le 5 mars 2012

      Quand un beau duo se fait la belle ! Voici un disque – un petit objet de collection par ailleurs – qui vient décocher ses flèches irisées avec une intelligence qui n’a d’égale que l’excitation que son écoute suscite. Bruno Tocanne (batterie) et Henri Roger (piano et guitare) ont uni leurs forces pour imaginer ce Remedios la Belle aux vertus évidentes dont la première, et non des moindres, est la faculté de nous donner à vivre chaque instant comme une profonde vibration. La traduction en musique, peut-être, d’une invitation à la pratique du carpe diem.

      Ces deux musiciens, inventeurs d’échappées belles, véritables fouineurs des moindres recoins de notre curiosité, artistes attentifs et libres, se sont retrouvés dès février 2011 pour une série de duos en vue de l’enregistrement de ce disque, récemment publié sur le Petit Label. Le titre un peu énigmatique ? Son origine est à chercher dans l’arbre généalogique des personnages de Cent ans de solitude, le roman de Gabriel García Márquez - des personnages dont on retrouve les noms sur chacune des compositions du disque.

      Bruno Tocanne : batteur dont la subtilité et la précision en font un artiste exemplaire, un instrumentiste accompli et généreux qui joue le rôle d’un formidable stimulant pour ceux qui l’approchent. Tantôt pointilliste, tantôt dessiné à grands traits, son jeu est le meilleur exemple que puisse fournir un percussionniste illustrateur : jamais il n’écrase ses partenaires, toujours il les aide à se découvrir et à s’élever avec lui. Pas de gros bras, pas d’ego surdimensionné : un vrai partenaire.


      Henri Roger, multi-intrumentiste (ici pianiste et guitariste) se définit quant à lui comme un « autodidacte passionné par le dessin mélodique, la phrase, l’harmonie et le rythme » ; ce compositeur improvisateur, jamais en mal d’une idée nouvelle ou d’une association bigarrée, vit depuis belle lurette la position d’avant-garde comme une nécessité existentielle. Un duo prometteur sur le papier et qui ne déçoit nullement ; au contraire, il ouvre des pistes escarpées pour mieux titiller notre imaginaire.

      Pas si facile de parler de Remedios la Belle, après tout ! C’est un album qu’on écoute pour lui-même ; on le qualifiera volontiers d’exigeant, voire d’exclusif, parce qu’il s’accommode mal de toute autre présence que la sienne ou d’une activité parasite. On fait le vide autour de soi, on l’écoute, un point c’est tout. Et on se laisse envahir. C’est un petit monde à lui seul, qui fait une très large place (toute la place ?) à l’improvisation de deux funambules dont le sens de l’écoute réciproque est poussé à son maximum. La double combinaison piano-batterie ou guitare-batterie n’est jamais prise en flagrant délit de bavardage stérile : le dialogue, toujours animé, n’est jamais contrarié par la domination d’une voix sur l’autre. C’est une conversation entre frères, une belle histoire d’atomes crochus, une de plus… Avec, ici ou là, un court monologue quand la situation l’exige. Mais toujours quelque chose à raconter. La multiplication des couleurs est réjouissante, on s’étonne de découvrir à quel point les deux musiciens sont ici, à chaque instant, de véritables peintres sonores, procédant par multiplication de petites touches qui finissent par dessiner une fresque chamarrée.

      Tocanne et Roger cultivent et chérissent l’idée de liberté (voire de libération) musicale, dont une des armes est bien l’improvisation ; mais ils n’en perdent pas pour autant de vue une autre, tout aussi essentielle, celle du chant. Car si ce disque est bien celui d’une création spontanée, imprévisible et affranchie des conformismes, la musique qu’il délivre est constamment imprégnée d’essence mélodique. Une performance pas si courante et qui est la marque d’une belle réussite, celle d’un lyrisme contagieux. Si le mot n’était pas usé par notre époque trop souvent en panne de définitions originales, on serait tenté de dire que Remedios la Belle a quelque chose de solaire. Parce qu’il rayonne d’une belle complicité et d’un évident bonheur d’être là, au bon moment. Le privilège de l’instant, pour les musiciens comme pour nous tous.

      Publié en un nombre restreint d’exemplaires, Remedios la Belle se présente dans un bel étui cartonné et sérigraphié. Sa musique libertaire vous touchera, c’est sûr ; mais vous pourrez aussi la toucher du doigt, ce qui est encore mieux. Laissez-vous séduire.

      www.citizenjazz.com

      Les dernières nouvelles du jazz

      Le batteur Bruno Tocanne et le multi-instrumentiste Henri Roger créent un duo inédit dans ce Remedios la Belle, au titre mystérieux et peu jazz assurément, qui fait référence aux personnages du roman fleuve Cent ans de Solitude du sud américain Gabriel García Márquez. Ces deux musiciens combattifs et combattants, tendres et joyeux, mais libres avant toute chose, ont imaginé une succession de quatorze petites pièces, pas faciles, pour illustrer sur le Petit label normand leur nouvelle entreprise. Soixante minutes pour cent ans, la tâche est ardue…
      Batteur exemplaire que l’on suit depuis son trio Résistance, Tocanne ne pouvait que se réjouir de faire une autre belle rencontre, de tenter un nouvel échange, sans soufflants cette fois. Un dialogue intime, attentif, jamais conflictuel, un appariement généreux allait s’établir avec Henri Roger, pianiste-guitariste, improvisateur, jamais en mal d’avant-garde, qui compose sous la fascination du chant et de l’expression libre. La palette des sons et des timbres s’enrichit des combinaisons guitare-batterie, plus aériennes et ciselées que celles du piano et de la batterie, volontiers rugueuses, exacerbées.


      Sans relâche, l’un accompagne l’autre, et l’autre l’un, le guitariste poursuit l’échange avec une énergie frémissante, sans que la batterie ne le couvre. Au piano, il martèle plus allègrement, s’imposant en égal. Car tous deux, rythmiciens sans pareil, intègrent avec souplesse les imprévus de cette musique qui pourrait être dérangeante, qu’on écoute pourtant d’un trait, sensibles aux frôlements, effleurements, aux brusques éclats de free. Comme des voix irréelles, des rêves non moins étranges se répondent tout au long de l’album, ces pièces-paysages ou plutôt personnages, totalement ouvertes, laissent le temps s’y dilater.

      On se laisse porter par la fluidité de ces lignes mélodiques faites de surprises, de couleurs exaltantes, appliquées en fines touches. Cette improvisation qu’ils maîtrisent pour en libérer tout le chant, jaillit sous nos yeux, déployant une fresque bigarrée qui traduit le mouvement et l’amplitude du bouquin culte dont les musiciens s’inspirent. Et pourtant, il n’y a pas de correspondance à rechercher, la musique du duo n’est pas une illustration mais une libre re-création, un voyage onirique dans l’arrrière-pays de la création, une promenade sans facilité qui conduit aux limites du son, du chant et du rêve. Le timing est rempli, la mission accomplie.

      Sophie Chambon

      www.lesdnj.com

      Improjazz

      En rupture de Résistances, New Dreams et autres ensembles ornettiens et
      militants, le batteur Bruno Tocanne, dans ce "Remedios la belle" gravé en duo
      avec le pianiste et guitariste Henri Roger pour la collection kraft du Petit Label,
      s’insinue en douceur dans l’interstice pratiqué entre les notions poreuses
      de Free Jazz et de Free Music.
      Rien de foncièrement radical, sans doute, puisque nous continuons d’évoluer
      dans le cadre d’un jazz expressionniste aux profondes racines mélodiques !
      Pourtant un authentique vent de liberté souffle sur ces échanges à baguettes
      et cordes rompues affranchies de l’exposition thématique, des développements
      harmoniques et d’une structure générale prisonnière des grilles et des barres
      de mesure.
      En bref, le jazz n’est pas le seul, ici, à se démarquer de ses obligations intrinsèques et les instrumentiste eux-mêmes se plaisent à perdre le Nord
      d’un langage dont ils ont brisé la boussole.
      Nous connaissons bien le batteur aux formations susnommées, à son importance
      majeure dans le Collectif Polysons ou le Réseau Immuzik et à son soutien sans
      failles au service d’artistes aussi passionnants que Sophia Domancih, Jean-Paul
      Hervé ou Catherine Delauney !
      Sans omettre, surtout, son implication au sein du ciné concert relevant encore
      le génie de "L’homme à la caméra" de Dziga Vertov.
      En revanche, la personnalité d’Henri Roger nous est moins familière…
      La fougue de son attaque et la précision de son toucher, qui ne sont pas sans évoquer, parfois, les courses déliées ( à tous les sens du terme) d’un Joachim Khün, nous auraient interpellés plus tôt si nous avions pu jeter une oreille aux
      divers ensembles qui le voient affirmer son talent de pianiste :
      Henri Roger Trio, Compagnie So What, Duo Rythmigration avec Ismael Robert etc , etc …
      De même son approche guitaristique et les sons qu’il tire directement de son ampli, à la manière d’un Joe Morris ou d’un Phil Gibb, ne sont pas si courants, en France, du moins chez les adeptes de la "6 cordes" libre pour que l’on passe impunément à côté de ses crépitements de flammes et ruissellements d’eau claire.
      Malheureusement , la distribution de son travail semble si confidentielle que je
      n’ai jamais eu, personnellement, l’occasion de l’apprécier avant cet excellent album.
      Réminiscences constantes et renouvellement perpétuel…
      Telle apparait la dialectique de ce "Remedios la belle" nourri d’envolées free, d’errances abstraites et de déferlements romantiques, dont l’écoute s’avère
      pourtant si évidente qu’on l’entendrait aisément deux ou trois fois de suite.
      Ainsi en est-il de ce mystérieux enregistrement : si les deux hommes oscillent
      sans cesse entre le plaisir du souvenir et le désir de l’inconnu, leurs doigts et leur esprit, étroitement liés, tressent logiquement les fils parallèles et contradictoires de la surprise et de la mémoire.
      Et ce jusqu’à tisser une oeuvre passablement hybride, sans complexe ni doutes, aussi abordable dans sa forme immédiate qu’étrange dans la genèse de sa
      construction.
      De fait, cet album est un peu la conversation de deux amis aux sempiternelles contradictions qui n’exigent de l’autre que la tolérance dont ils font eux- mêmes preuve et bâtissent un raisonnement original, fruit de tant d’avis opposés
      qu’ils finissent par toucher à l’universel.
      Joël Pagier.Improjazz, juin 2012.

      Culture Jazz

      Février 2012

      Le batteur Bruno Tocanne est très actif ! La preuve, il figure sur trois disques de cette sélection.
      Remedios La Belle est le témoignage d’une rencontre Beaujolais/Méditerrannée (via la Basse-Normandie pour le label éditeur !) entre Bruno Tocanne et le méridionnal Henri Roger, musicien qui s’exprime avec le même talent mais dans un esprit différent au piano et à la guitare.
      L’histoire commence sur les chapeaux de roue avec le titre éponymes et se poursuit dans une alternance de climats et d’ambiances changeantes en duo piano-batterie, guitare-batterie ou en solo (l’un ou l’autre).
      Un disque d’une grande profondeur en hommage à un des personnages de "Cent ans de Solitude" de G-G. Marquez, insaisissable, lucide, inquiétante aussi.

      www.culturejazz.fr

      Ça va jazzer. Libération

      Le pianiste Henri Roger et le batteur Bruno Tocanne sont deux voix majeures. Sur Remedios la Belle, du nom de l’héroïne de Gabriel Garcia Marquez, le binôme réveille un torrent dont le parcours fait défiler d’inépuisables scènes. Solos et duos coulent paisiblement, s’emportent, se calment, retiennent l’attention. La technique impressionnante du pianiste (on pense à Cecil Taylor) s’efface devant la musicalité de la narration. Dans le flot du discours, les finesses à la Billy Higgins du batteur, mélodiques et frôlées, tressent des dentelles de haute tenue. Soixante minutes de fureur et de paix retrouvée, où renaît le tonnerre de Cent ans de Solitude. Sur Petit Label/Improjazz.
      Bruno Pfeiffer (17/06/2012
      Improvisation jazz : pas à n’importe quel free)

      JazzColours Italie juin 2012

      Juin 2012,

      Chi non ha letto “Cent’anni di solitudine” di Ga- briel García Márquez ? Secondo solo a “Don Chi- sciotte della Mancia” fra i romanzi fondamentali della letteratura spagnola, ad esso si ispira il la- voro di un insolito duo, piano e chitarra da un lato e batteria dall’altro, rispettivamente Henri Roger e Bruno Tocanne. Remedios la Belle, alla quale sono dedicati il titolo e l’omonimo brano d’avvio, è infatti nipote di José Arcadio Buendía, caposti- pite dell’immaginario villaggio di Macondo. L’al- bum si dipana attraverso i ritratti sonori dei protagonisti in cui i due improvvisatori svolgono dialoghi ricchi di colori ed emozioni. Portando ogni anno a Macondo novità dall’esterno, lo zingaro Melquíades distrae dai suoi compiti il patriarca che si chiude in sé stesso. Ma nel relativismo del romanzo, lo zingaro salva pure il paese dall’inson- nia : tortuosa la figura, tortuosi i percorsi di piano e batteria. Romantica Rebecca, impetuoso e im- pulsivo Aureliano Segundo che la nonna Ursula crede essere stato scambiato nella culla con il ge- mello José Arcadio. Magnifiche le spazzole solita- rie ne La Bananeraie, condotte con sapienza ed infinite sfumature timbriche. Così come il piano
      solo celebra in un vortice di scale Les 17 Aure- liano. La chitarra di Roger è più evocativa e pae- saggistica del piano, nei reverberi di Ursula e nelle corde strusciate di Macondo, ambiente vago e in- quietante, carico di aspettative e presagi, proprio come il teatro della saga dei Buendía : il tutto abil- mente puntinato con grande senso melodico dai piatti e dalle pelli di Tocanne. Animano il carat- tere forte di Pilar Ternera, per suo volere sepolta su una sedia, la poliedrica batteria e la chitarra pizzicata, mentre il piano delinea le tonalità chia- roscure dell’animo di Amaranta. Segnato più di altri da progressioni armoniche, in Mauricio Babi- lonia i piatti seguono le farfalle che aleggiano in- torno al personaggio fino alla sua morte. Note fatali nella chitarra per José Arcadio Segundo, ge- mello di Aureliano : la morte li coglie nello stesso momento e le loro tombe vengono scambiate. Omaggio al paese natale di García Márquez, Ara- cataca è uno dei pochi appigli del testo alla realtà. Ma ciò che più colpisce è il modo in cui sentimenti e impressioni suscitati dal racconto e fissati da Roger e Tocanne nei titoli riesce a pervadere le sensazioni e le emozioni dell’ascoltatore._An.Te.

      All About Jazz Italia.


      Il titolo dell’album arriva direttamente dall’albero genealogico dei personaggi di "Cent’anni di solitudine," il capolavoro di Gabriel Garcia Marquez. I titoli dei brani riprendono i nomi di alcuni di questi personaggi. L’album è in confezione cartonata, ruvido al tatto, arte povera come impronta, note di copertina essenziali, edizione numerata e limitata. Le premesse, insomma, per un lavoro interessante.
      E Remedios la Belle interessante lo è davvero. Bruno Tocanne alla batteria ed Henri Roger al piano e chitarra danno vita a sessanta minuti di musica intensa, profonda, sempre viva e palpitante, dialogo ininterrotto tra musicisti che spingono la propria arte ai confini del concetto di melodia, armonia e ritmo.
      Tocanne è in perenne movimento, mai prevaricante, la sua batteria è leggera, aperta, le figurazioni ritmiche volatili, terreno stimolante ricco di sollecitazioni e di spunti per l’interlocutore. Così Roger non si fa pregare. Il suo approccio pianistico possiede una tensione formidabile sia quando si concede alla libera improvvisazione, ad escursioni nell’atonalità, ai block chords di memoria tayloriana, sia quando la componente melodica prende il sopravvento.
      Quando imbraccia la chitarra il filo del discorso sembra meno convincente, la tensione cede il passo a figure e tempi più dilatati, ed il centro focale oscilla, in bilico tra esasperazioni timbriche e linearità narrativa. Ma sono sottigliezze perché complessivamente Remedios la Belle è disco di spessore che coniuga il piacere della libertà ed il superamento delle forme con un gusto sopraffino della narrazione ed accompagna l’ascoltatore in un viaggio musicale dai molteplici riferimenti e senza un attimo di noia.

      Valutazione : 3.5 stelle

      Vincenzo Roggero. Aout 2012.

      x
    • Imprudenses : Henri Roger piano solo
    • Hyperkinezik : Henri Roger piano solo
    • Acouphenia : Henri Roger. Electro Improvisations
    • In Ze Tower : Henri Roger Home Studio
    • Telepatik Jam : Henri Roger Home Studio
    • Energies Douces. Rythmigration : Henri Roger. Piano Solo
    • Images : Henri Roger. Pôle Records.
    • Jazz Rust : Pouaz"rlk
    • Une journée anonyme : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Le son d’une seule main : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Musique écrite et improvisée du début du XXIè siècle du moyen pays niçois : Compagnie So What
    • Muses et modèles, no dogme : Compagnie so what
    • L’amour aux nus : Duo piano voix avec Catherine Ribeiro
    • Manipulsations : avec Paul Rogers, Jean Louis Méchali
    x
  • BIOGRAPHIE. ENTRETIENS. TEXTES :
  • STREAMING Et DOWNLOADS : : Une sélection de musiques des albums parus sur Facing You / IMR, le Petit Label, Believe.
  • DOCUMENTS PHOTOS :
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