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    • Géographies des transitoires : Jean-Marc Foussat et Henri Roger

      Géographies des transitoires

      Un départ ? Oui, la musique part pour des destinations infinies selon qui l’écoutera.
      Nous la jouons, nous la formons simultanément à partir de nos voyages intérieurs, différents, multidirectionnels dans l’espace et le temps.
      Comment savoir où nous irons ? Pourquoi chercher à le savoir ?
      Nous nous déplaçons sans carte, sans destination, l’arrivée n’est pas à la fin, elle n’est pas le but.
      Le contenu du temps joué est la matière de notre voyage dans les géographies transitoires que nous visitons librement.
      De quels points cardinaux s’agit-il ?
      Peut-être sont-ils ceux ancrés dans nos mémoires et nos rêves, passés et à venir.
      Là où la parole ne suffit pas, où le son dit qui nous sommes.
      Au milieu, est notre écoute, jouée sans frontières, vivante.
      Henri Roger. Juin 2015

      Jean-Marc Foussat : dispositif électro-acoustique
      Henri Roger : piano acoustique
      Enregistré au Studio 26, à Antibes, le 20 avril 2015 par Fred Bétin.
      Mixage par Maïkôl Seminatore à The Border Studio les 18 et 19 juin 2015.
      Mastering par Marwan Danoun au Studio Galaxy en juillet 2015.

      Facing You / IMR 008. Septembre 2015. Distribution Musea, Instant Music Records, les Allumés du jazz, Improjazz, Souffle Continu.


      Jukka Piiroinen, Valon Kuvia-Blogi, Septembre 2015

      Une belle présentation de l’album sur le blog finlandais
      Valon Kuvia-Blogi par Jukka Piiroinen :
      http://www.valonkuvia.fi/blogi/foussat-roger/

      CultureJazz octobre 2015

      Pas de panique ! Henri Roger n’avait pas sorti de nouvel album depuis quelques semaines mais tout va bien pour lui, merci (enfin, on suppose…). D’ailleurs voici son dialogue insolite avec Jean-Marc Foussat, fêlé d’électro-acoustique et de synthétiseurs antiques, toujours prêt à improviser, exactement comme Henri Roger. Ils sont faits pour s’entendre et nous… pour les écouter !
      http://www.culturejazz.fr/spip.php?article2777#25

      Jazzitude 20/10/15

      Et si la musique proposée ici n’était en réalité qu’une circulation du son ? Une errance volontaire dans laquelle aucun des deux ne cherche à s’implanter dans un univers particulier mais plutôt à faire glisser et rester en mouvement. On retrouve ici le même principe qui avait séduit dans Siderrances (le duo de Roger et Akchoté). Mais plutôt que de chercher le mouvement et la vitesse, on est ici dans l’apesanteur et le non-lieu, l’étirement du son, les accords plaqués aussitôt oubliés. La voix du piano est grave et se désintéresse souvent de la partie droite du clavier. Et même si les machines de Foussat semblent dominer, l’apport du pianiste est essentiel pour canaliser le tout. Ce disque peut dérouter mais son cheminement hiératique est le chemin même qu’il faut suivre pour le comprendre.
      Nicolas Dourlhès. Jazzitude

      Freejazzblog. Eyal Hareuveni. 10/2015

      Foussat and his electro-acoustic devices meet here with pianist Henri Roger for three improvisations, recorded on April 2015. The atmosphere here is much more intimate, almost a chamber like, still a haunted camber setting, inspired by the poetry of Belgian Paul Nougé, the founder and theoretician of surrealism in Belgium.

      The main piece is the 54-minutes “Le Milieu”, a patient, nuanced and unsettling cinematic soundscape. This minimalist piece succeeds to create an intriguing, dream-like atmosphere where vivid sonic scenes change and morph instantly, slowly building an intense, dramatic tension and then disintegrating into a delicate and gentle stream of sounds. This piece sounds as acting on its own fleeting logic, with no need to subject its course to any destination, any cohesive form or narrative. This surrealist, poetic trip is concluded with the short, meditative, drone-like “L’Est & l’Ouest” that solidifies the eerie, dreamy and chamber-like atmosphere of this arresting meeting.
      Freejazzblog. Eyal Hareuveni.

      Sun Ship novembre 2015

      Lorsqu’on pénètre -pénètre est définitivement le mot adéquat, en étant plus précis, on dira le mot juste- dans Géographie des Transitoires, le nouvel album de l’inarrêtable Henri Roger, on se dit qu’on a enfin un album qui définit à merveille l’univers du pianiste, et sa discographie.
      La discographie d’Henri est dense, pléthorique, touffue, et à bien des aspects, déroutante. Ce n’est pas un problème, parce qu’elle marche au moteur de l’envie et des possibilités techniques ; ça l’est parfois en terme de cerveau disponible. Il faut du temps pour écouter, traiter, analyser, réfléchir, soupeser… Et puis de la fenêtre du chroniqueur, trouver un angle, un climat, une orientation de chronique.
      Parfois ça ne fonctionne pas.
      Souvent, ça marche.
      Et puis des fois, rien de tout ça, ça tombe comme une évidence.
      La musique ne l’est pas, évidente, mais son commentaire l’est. Ce duo avec l’ingénieur du son et musicien électro-acoustique Jean-Marc Foussat l’est même absolument. Parce que c’est un disque spontané et entropique. Un disque-monde qui construit en même temps qu’il se révolutionne sa propre géographie. Sa propre topographie. Sa propre dynamique.
      Il faut absolument lâcher-prise. Se laisser envahir par les sons. Donner sa main à l’inconnu et pénétrer par la forêt vierge… Enfin par son orée : « Le Nord et le Sud » est un prémice de quelques minutes, un ronflement lointain qui corrode un piano qui s’éloigne, cotonneux comme un rêve fiévreux. La réalité se distord, bienvenue dans le monde des deux musiciens. Un monde peuplé de sons étranges, d’insectes grouillants, d’oiseaux colorés, de bestioles improbables…
      Ca pourrait être inquiétant, ça ne l’est jamais. C’est juste une cocktail d’impressions idéales pour laisser vagabonder son imagination. On pourrait essayer de rapprocher ça de tel ou tel courant, noter des influences liées à la musique contemporaine dans l’approche très percussive du piano, interpeller les souvenirs de la musique concrète, mais tout ce qu’on entend est neuf.
      Primaire, au sens de la forêt, et donc grouillant de vie et de cellules prêtes à muter.
      Le long morceau « Le Milieu » est un théâtre parfait pour toutes ces rencontres, ces parthénogenèses sonores qui se complaisent parfois au silence. La terre du milieu n’est pas plus hostile ; il y a certes parfois des moments plus escarpés, des nuées de mouches de synthèse qui viennent zébrer l’imaginaire, des voix lointaines qui laissent espérer quelque contrées habitées, mais toute cette cartographie est aussi méticuleuse et fragile qu’un mandala. Tout s’efface sous nos pas, et c’est nos propres images qui reconstruisent les routes.
      En se rangeant sous un texte du surréaliste belge Paul Nougé, l’auteur de « La Musique est dangereuse » (tiens, tiens), Foussat et Roger disent plus que toute les chroniques comment appréhender leur monde. Le texte de Nougé choisit est « L’amateur d’aube », où il est question de rupture, de lumière et de naissance. De ce moment particulier et émouvant ou le jour laisse la nuit aux souvenirs. Quelque part, Géographie des Transitoires est une distorsion temporelle de ce moment fugace, une étude précise du mouvement du soleil, qui cherche dans tous les recoins cette émotion incontrôlable de la lumière qui revient, quand tout recommence.
      C’est un plaisir de se laisser guider par ces deux grands architectes, sans doute les plus atypiques et les plus créatifs de ces dernières années. Sacré expérience.
      Sun Ship

      Revue & Corrigée décembre 2015

      J0A0 CAM0ES/JEAN-MARC FOUSSAT/CLAUDE PARLE
      BIEN MENTAL
      FOU RECORDS FRI 2 - DIS ! METAMKINE
      JEAN-MARC FOUSSAT/HENRI ROGER
      GEOGRAPHIE DES TRANSITOIRES
      FACING Y0U/INSTANT MUSIC RECORDS IMR008 DIST. MUSEA
      Outre le fait d’être présent, en tant que technicien du son, sur de nombreux enregistrements (je crois bien que le premier fut l’album initial de Massacre, Killing Time, en 1981 !), comme en témoignent aussi certaines parutions récentes sur son propre label Fou records, Jean-Marc FOUSSAT est aussi pleinement musicien. Activité révélée lors de la parution du premier enregistrement de Marteau Rouge*. Depuis, d’abord parcimonieusement, puis de plus en plus ces dernières années, il intervient dans les musiques improvisées avec son dispositif électroacoustique. C’est ainsi qu’on le trouve cette année en compagnie du violoniste portugais originaire de Coimbra Joâo CAMÔES et de l’accordéoniste Claude PARLE (qui émargea dans les années 80 dans les formations de Jac Berrocal et de Michel Potage), et quelques semaines plus tard avec le pianiste Flenri ROGER.
      Bien Mental propose trois improvisations. La première, L’Autre Bout, est assez linéaire et se développe tel un court drone quelque peu perturbé. A vingt ans qui lui succède prolonge cette entrée en matière sonore en densifiant ses effets et en imposant des sons qui semblent ramper, se cacher, réap- paraitre tels des grouillements d’insectes. La déchirure, de près d’une vingtaine de minutes, débute sur des atmosphères assez sereines, mais qui glissent lentement vers des paysages plus orageux, d’où jaillissent des sons plus hachés d’accordéon, de violon ou d’effets électroniques pris de convulsions. Dans cette confrontation en trio, il faut toutefois retenir le travail sur la masse sonore, visant d’une certaine manière à créer une fusion entre les divers instruments.
      De ce point de vue, la proposition du duo est différente : trop typée, la sonorité des instruments respectifs joue alors davantage sur la complémentarité. Et le propos apparait globalement plus paisible. Bien que Le Milieu, la longue pièce centrale, joue aussi des tensions et de divers dérapages opérés par Jean-Marc FOUSSAT, à côté desquels le jeu de piano, parfois volubile, parfois très minimal et répétitif offre, comme en contrepoint, une assise stabilisante…
      Pierre DURR. Revue & Corrigée, décembre 2015.

      Gazette Bleue d’Action Jazz. Dom Imonk. Mars 2016

      Une force irrésistible pousse Jean-marc Foussat et Henri Roger vers l’invention sonore.
      « L’amateur d’aubes », très beau texte de Paul Nougé, insiste sur l’unicité de chaque aube, et c’est un levé musical, fait de nouvelles notes, qui a du éclairer le duo, pour dessiner ces
      « Géographies des transitoires ».
      Nos deux hommes ont chacun de riches discographies, traversées de cette soif de neuf, animée
      d’une envie d’incongru, qu’on retrouve parfois, dans le choix de titres surréalistes.
      Le dispositif électroacoustique de Jean-Marc Foussat est le complice idéal du piano d’Henri Roger,
      pour créer un opéra d’apocalypse en trois actes, dédié à une planète (la nôtre ?)
      Le « Nord & le Sud », inquiétant et obsédant, instaure un rythme industriel, sorte de machinerie
      d’état, d’horloge inéluctable. L’échec entre les deux pôles.
      Un piano triste délivre son verdict aux frêles oiseaux électroniques, en grand danger migratoire.
      « Le Milieu » est d’une force imparable.
      Une messe aléatoire s’y dit, prêchant le destin tragique de l’Homme.
      Est-ce un autre « Empire du Milieu » ? Le royaume du fatal ?
      Par moments, on détecte un peu de l’esprit d’un Luc Ferrari, d’un Marion Brown ou même d’un
      Art Ensemble of Chicago.
      La Cité gronde. On entend des suppliques, des cris de grues, d’oiseaux et d’insectes en fuite.
      Des plaintes hurlées à l’infini, sortent de cathédrales en feu.
      Le piano, d’abord grave, répétitif et menaçant, intercède enfin, avec sérénité, en faveur de la vie, qui renaît, susurrant un fragile final d’harmonica.
      L’album se referme sur « L’Est & l’Ouest », lui aussi chargé de sens.
      Un impressionnant raga de piano grave, formant un puissant drone qui enfle, aspirant, tel un cyclone, voix et souffle électronique complexe.
      Ce disque est un vrai manifeste de paix, lumineux comme une aurore, écrit par deux poètes visionnaires.
      Dom Imonk. Gazette Bleue d’Action Jazz.

      Joël Pagier, octobre 2015

      Et si Jean-Marc Foussat était un homme-orchestre au sens littéral du terme ? Pas le phénomène avec guitare en bandoulière, grosse caisse sur le dos et grelots aux sabots, mais un croisement entre deux espèces, l’humaine et l’orchestrale, capable de jouer tout et n’importe quand pour peu qu’on lui fournisse une prise de courant ?
      Il peut sembler étonnant d’avoir attendu cet album en duo avec le pianiste Henri Roger pour tenter de définir le personnage. Mais tant qu’il croisait des instruments essentiellement monophoniques ou rythmiques, on pouvait admettre que les divers saxes, trompettes, violons, guitares solistes ou percussions parviennent à se frayer un chemin dans la jungle de ses textures urbaines ou bucoliques. Avec le piano, instrument polyphonique par excellence, c’est une tout autre histoire ! Surtout lorsqu’il est tenu comme ici par un architecte paysagiste doublé d’un coloriste de tout premier plan, mais peu enclin, somme toute, à céder une once de territoire ! Entendons-nous bien : le propos des deux gentlemen n’est évidemment pas la lutte armée pour la conquête de l’espace sonore, mais l’élaboration collective d’un ensemble dont chaque partie s’oppose ou s’encastre dans un réel esprit de complémentarité… Il n’empêche qu’un tel partage exige à la fois l’humilité des plus grands et une créativité fondée sur l’authentique présence du créateur à l’intant T de la création.
      Ainsi, dès le tout début de l’album, on pourrait s’attendre à ce que les deux musiciens, respectant en cela une tradition implicite, s’observent et prennent leurs marques avant d’entrer ouvertement dans le vif du sujet. Or, si le pianiste choisit de se taire après avoir plaqué un premier accord, pour laisser à son partenaire un espace d’expression nécessaire, il ne lui faut que quelques secondes avant de plonger de nouveau dans la source naissante et mêler l’écho de ses clusters aux grondements et sifflements des machines synthétisantes. Dès lors, la conversation est engagée, chacun répondant son pour son aux arguments de son vis à vis, et si le ton reste courtois et relativement serein, ce n’est qu’en raison du peu de temps qu’ils se sont accordé pour conclure cette courte plage d’introduction. Le découpage de ces "Géographies des Transitoires" demeure d’ailleurs la seule contrainte qu’ils se soient imposée, encadrant "Le Milieu", une longue improvisation de plus d’une cinquantaine de minutes, par deux interventions plus concises et respectivement intitulées "Le Nord et le Sud" puis L’Est et l’Ouest, comme s’ils souhaitaient, dans les mots et par la durée des pistes, insister sur l’importance de la transition, cet intervalle où tous les possibles se croisent entre deux points immuables.
      Et de fait, cette pièce de 53 minutes offre un panorama peu courant de toutes les références assimilées par les deux artistes, cultivées dans les serres de l’inconscient avant de surgir en un superbe désordre, chantier chaotique de réminiscences urgentes et de trouvailles conséquentes.
      Joël Pagier

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    • Instead of a Nap : : Henri Roger drums percs solo
    • Speed : Noël Akchoté and Henri Roger
    • Shlouwarpch ! : Augustin Brousseloux et Henri Roger
    • Siderrances : : Noël Akchoté et Henri Roger
    • Sunbathing Underwater : : Henri Roger piano solo
    • Parce Que ! : Eric-Maria Couturier, Emmanuelle Somer, Henri Roger, Bruno Tocanne
    • Parole Plongée : : Benjamin Duboc, Didier Lasserre, Henri Roger
    • No Meat Inside : François Cotinaud, Barre Phillips, Henri Roger, Emmanuelle Somer
    • When Bip Bip Sleeps : The SéRieuse Improvised Cartoon Music Quartet. Eric-Maria Couturier, Emilie Lesbros, Henri Roger, Bruno Tocanne
    • Exsurgences : Henri Roger piano solo
    • Remedios la belle : Henri Roger et Bruno Tocanne
    • Imprudenses : Henri Roger piano solo
    • Hyperkinezik : Henri Roger piano solo
    • Acouphenia : Henri Roger. Electro Improvisations
    • In Ze Tower : Henri Roger Home Studio
    • Telepatik Jam : Henri Roger Home Studio
    • Energies Douces. Rythmigration : Henri Roger. Piano Solo
    • Images : Henri Roger. Pôle Records.
    • Jazz Rust : Pouaz"rlk
    • Une journée anonyme : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Le son d’une seule main : Duo Rythmigration. Henri Roger et Ismael Robert
    • Musique écrite et improvisée du début du XXIè siècle du moyen pays niçois : Compagnie So What
    • Muses et modèles, no dogme : Compagnie so what
    • L’amour aux nus : Duo piano voix avec Catherine Ribeiro
    • Manipulsations : avec Paul Rogers, Jean Louis Méchali
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  • STREAMING Et DOWNLOADS : : Une sélection de musiques des albums parus sur Facing You / IMR, le Petit Label, Believe.
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